ÉDITO, ÉCOLOGIE : DEUX GROS MOTS ‘’ BON SENS ‘’ 25 01 2026

L’écologie ? Nous, on appelait ça le bon sens!
À la caisse d’un supermarché, une vieille dame sort tranquillement un sac en plastique de son sac à main pour y ranger ses courses.
La jeune caissière, un peu agacée, ne peut s’empêcher de faire une remarque :
« Vous savez, aujourd’hui on essaie d’éviter ce genre de sacs… C’est ce genre d’habitudes qui a mis la planète dans l’état où elle est. »
La vieille dame relève les yeux, surprise par le ton, mais reste parfaitement calme.
« Je suis désolée », répond-elle simplement. « À mon époque, on ne parlait pas vraiment d’écologie. »
La jeune caissière insiste, un peu maladroitement : « Justement… ce sont aujourd’hui les jeunes qui doivent réparer les erreurs des générations précédentes, dont la vôtre ! »
La vieille dame prend une seconde, puis sourit doucement avant de répondre.
« Vous savez, quand j’étais jeune, les bouteilles en verre étaient consignées. On les rapportait au magasin, elles repartaient à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau. On recyclait sans même employer ce mot.
On montait les escaliers à pied. Les ascenseurs étaient rares.
On ne prenait pas la voiture pour faire deux rues : on marchait jusqu’aux commerces du quartier.
Les couches jetables n’existaient pas. On lavait celles des bébés.
Le linge séchait dehors, à l’air libre.
Les réveils se remontaient à la main.
Dans la cuisine, on préparait les repas sans multiplier les appareils électriques.
Pour envoyer un colis, on utilisait des journaux, des boîtes déjà utilisées, jamais du plastique à usage unique.
Pour tondre la pelouse, on utilisait ses bras, pas une machine gourmande en carburant.
On travaillait physiquement et on bougeait naturellement, sans avoir besoin de salles de sport climatisées.
On buvait l’eau du robinet ou à la fontaine.
On n’utilisait pas de bouteilles jetables.
On rechargeait les stylos au lieu de les jeter.
On remplaçait les lames de rasoir, pas le rasoir entier.
On prenait le bus, le train, le vélo. Les enfants allaient à l’école à pied.
Les cartables duraient plusieurs années. Les cahiers étaient finis avant d’être remplacés. Les objets étaient utilisés jusqu’au bout.
Dans chaque pièce, il n’y avait qu’une prise électrique, pas une multitude de multiprises alimentant une armée d’appareils. »
Elle marque une pause, puis conclut avec bienveillance :
« Peut-être que nous ne parlions pas d’écologie. Mais nous vivions avec mesure, sans gaspiller, simplement parce que cela nous semblait logique. »
Puis, avec un léger sourire :
« Comme quoi, le bon sens existait bien avant les grands discours. ». Diffusé sur Facebook, retranscription.
CITOYENNETÉ
Il me paraît bon de rappeler que le lettré Don Quichotte prenait un alignement de moulins à vents ( ou de centrales nucléaires ) pour des géants ; sorte de mur sans oreille à l’instar de tous les platoniciens ils n’en démordais pas ; Sancho qui ne connaissait rien d’autre que la terre, comme nos paysans de France, un plouc, comme tous les ploucs homme de bon sens avait beau s’exercer à dire dans la plus grande simplicité que c’était des moulins à vents, rien n’y fit ; Don Quichotte chevalier noir de l’écologisme avant l’heure en bon kantien persista à considérer ‘’ sa vérité ‘’ comme ‘’ le droit ‘’, un droit applicable à tous.
Claude Bouvard