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ESCLAVAGES ET TRAITES

  • 01 ÉDITO : ESCLAVAGE ET TRAITES 01 02 2026

    ESCLAVAGE BLANC, TRAITES-ISLAMIQUES

    01 ÉDITO : ESCLAVAGE ET TRAITES 01 02 2026

    Les arabo-musulmans : 17 millions d'esclaves dont onze millions d'eunuques pour les empêcher de se reproduire pendant que l'empereur du Mali dépensait, servi par des esclaves blancs, des fortunes au Caire, et ils n'ont rien bâti, étonnant non ! ?

    Claude Bouvard

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    On l'ignore totalement : au XVIe siècle, les esclaves blancs razziés par les musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques. L'historien américain Robert C. Davis restitue les pénibles conditions de vie de ces captifs italiens ou espagnols*.

    On a pris aujourd'hui la mesure de la traite des esclaves noirs organisée par les négriers musulmans à travers le Sahara, ainsi qu'en direction du Moyen-Orient et des régions de l'océan Indien1. On sait aussi que l'affrontement entre l'islam et la chrétienté a alimenté en maures et en chrétiens les marchés d'esclaves des deux côtés de la Méditerranée médiévale.

    Mais si des travaux, maintenant assez nombreux, avaient permis d'éclairer la question de l'esclavage dans les pays chrétiens, et notamment dans la péninsule Ibérique, on ne savait pas grand-chose de la condition réelle des esclaves chrétiens dans les États « barbaresques » d'Afrique du Nord. Une histoire souvent obscurcie par la légende.

    Professeur d'histoire sociale italienne à l'université d'État de l'Ohio, Robert C. Davis nous en livre désormais, dans un ouvrage remarquable, une approche véritablement scientifique. Le fruit de dix ans de travail, principalement en Italie.

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    RELIGION DE PAIX ET D’AMOUR ?

    Le socle religieux de l’esclavage

    Dans les textes fondateurs de l’islam, l’esclavage est légitimé, mais pas encouragé ; néanmoins qu’on le veuille ou non sacralisé. Affranchir un esclave est considéré par le Coran comme une œuvre de bienfaisance, récompensée par Dieu. Les Hadîth, le recueil des faits et gestes du Prophète, avertissent les maîtres qui maltraitent leurs esclaves qu’ils n’entreront pas au Paradis. De plus, asservir d’autres musulmans est interdit. À partir de ce socle religieux, les juristes des mondes musulmans vont chercher à encadrer la vente et l’achat d’esclaves par des actes notariés, qui combattent les situations d’illégalité.

    BARBARESQUES, ESCLAVAGE-ET-TRAITES

    La Galère, Djihad maritime.
    « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans »

    Robert C. Davis.

    "Tout le monde connaît ou presque, même si les médias n'en parlent quasiment JAMAIS (on se demande pourquoi d'ailleurs... allô Arte ? allô France 2 ) la traite arabo-musulmane.

    Déportation de millions d'Africains noirs par des réseaux arabo-musulmans sur plus de 13 siècles. Elle est traitée notamment dans un livre célèbre : Le Génocide voilé : Enquête historique de l'anthropologue sénégalais Tidiane N'Diaye (2008 Gallimard).

    Cet ouvrage accuse cette traite d'avoir été plus longue, plus massive (17 millions de victimes estimées) et plus destructrice démographiquement que la traite transatlantique, tout en étant « voilée » par un silence historique pesant bien curieux mais très révélateur : le seul esclavage dont il convient de parler sans cesse et sans relâche est celui des méchants occidentaux blancs.

    Le 21 mai 2001 la traite et l'esclavage ont été reconnus comme crime contre l'humanité au travers de la loi Taubira. Loi memorielle qui passe sous silence toutes les autres traites.

    En désignant seulement comme crime contre l'humanité l'esclavage des Africains par les Européens, les parlementaires français excluent donc les autres formes d'esclavage. Leur loi est donc à la fois inutile (l'esclavage des Africains par les Européens était déjà reconnue au plus haut niveau international comme un crime contre l'humanité) et réductrice, ce qui est plus grave (elle sous-entend que les autres formes d'esclavage ne seraient pas un crime contre l'humanité...
    Stupéfiant et indécent. L'auto-flagellation encore et toujours.

    Pétré-Grenouilleau, universitaire français qui fut durement attaqué, avait dejà dans son livre phare " Les traites négrières : Essai d'histoire globale (2004, Gallimard)" adopté une approche comparative et globale de toutes les traites...

    1. La traite transatlantique
    occidentale, ( ~11 millions de victimes),

    2. La traite intra-africaine (~14 millions ! )

    3. Et surtout de la traite orientale/arabo-musulmane (~17 millions de victimes entre le VIIe siècle et le XXe, selon les estimations)
    On connaît le sort terrible des hommes, souvent castrés, la plupart noirs.

    [ Pour empêcher les esclaves hommes de se reproduire : onze millions d’eunuque, seul Hitler à fait un peu mieux. Commentaire Claude Bouvard ]

    Pétré Grenouilleau fit scandale simplement pour avoir pris de la hauteur.

    Mais on connaît moins le livre ( il y a eu un article compte-rendu de Pétré Grenouilleau) fruit de dix ans de recherche, de l'historien universitaire Robert C. Davis :

    «Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)» paru en 2006

    Il traite encore d'un tout autre sujet : l'esclavage des Européens chrétiens par les pirates et corsaires musulmans de la côte barbaresque (États d'Afrique du Nord comme Alger, Tunis et Tripoli).

    Des centaines de milliers (l'auteur estime entre 1 et 1,25 million) d'Européens (principalement Italiens, Espagnols, Français, mais aussi des côtes jusqu'en Irlande ou Islande) capturés lors de raids pirates entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Ces captifs servaient comme rameurs sur les galères, travailleurs forcés, domestiques ou étaient rançonnés.

    Molière y fait allusion dans Scapin ( Que Diable allait -il faire dans cette galère ? " Scapin prétend que le fils de Géronte Léandre, a été emmené à Alger.

    Davis décrit les marchés aux esclaves, les bagnes, les travaux épuisants et les humiliations, en insistant sur la dureté de cet esclavage (comparable à d'autres formes historiques, avec un plus fort taux de mortalité).

    L'auteur souligne que cet « esclavage blanc » n'était pas principalement racial (contrairement à certaines visions modernes de l'esclavage), mais religieux et géopolitique (vengeance après la Reconquista espagnole, «Djihad maritime »). Il critique aussi son relatif oubli historiographique, souvent éclipsé par la traite transatlantique.

    Les pirates barbaresques (corsaires d'Alger, Tunis, Tripoli) capturaient des Européens chrétiens non seulement pour leur force de travail (galériens, ouvriers, domestiques), mais surtout dans l'espoir d'obtenir une rançon rapide et lucrative.

    Contrairement à la traite transatlantique (orientée vers une main-d'œuvre permanente) l'objectif principal était de rançonner
    les familles des victimes, les états, certaines communautés religieuses.

    Les raids (razzias) sur les côtes européennes ou les abordages de navires étaient brutaux : pillages, massacres, enlèvements forcés d'hommes, femmes et enfants. Ces attaques causaient une terreur durable, dépeuplant des villages entiers (en Italie, jusqu'à Rome, en Espagne, France, jusqu'en Irlande ou Islande).

    Les captifs étaient souvent traînés enchaînés, humiliés publiquement lors de leur arrivée à Alger, Tunis ou Tripoli.

    Les captifs non rançonnés étaient destinés à divers tâches : domestiques, galériens, ouvriers de carrières de pierres, mines de sel, coupe du bois, ouvriers agricoles.

    Ce n’est qu’avec l’époque des conquêtes coloniales que l’esclavage des chrétiens en Barbarie prit fin...

    Tout ça pour dire une chose simple. Quand on réduit l'esclavage à la traite transatlantique, on passe sous silence de manière ahurissante de mauvaise foi, toutes sortes de traites aussi infâmes ou pires.

    Un seul objectif, mettre en accusation uniquement l'Occident chrétien. Le négrier brutal et violent DOIT être l'homme blanc.


    Cela est faux."
    Spécialiste de l'Italie de la Renaissance, Robert C. Davis ( né en 1948) est professeur d'histoire à l'université de Columbus (Ohio).

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    LA RÉALITÉ RÉELLE

    Dans ‘’ Journal Afrique ‘’ l’historien T. N’Diaye de rappeler ce qu’était réellement l’esclavage dans le monde ; cela remet les pendules à l'heure ; il serait bon de rappeler qu'en métropole il n'y a jamais eu un seul esclave africain - la majorité des métropolitains qui n’avaient mot à dire étaient des esclaves ; des enfants de 4 ans à Lyon et de 7 ans en île de France travaillaient 18 heurs par jour.

    Sous les ottomans, sans cesse des razzias et des prises d'otages européens - et pourquoi ne pas rappeler que les berbères juifs traités en dhimmis par les ottomans ont, en Algérie, accueilli les soldats français comme des libérateurs ; les français qui dans toutes leurs colonies ont aboli l’esclavage et les traites, fermés tous les marchés négriers.

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